Déclaration de Tunis


Le 18 décembre dernier, l’Assemblée générale des Nations unies adopte, à l’unanimité, l’initiative du Président Ben Ali portant proclamation de l’année 2010, Année internationale de la jeunesse. Moins d’un mois plus tard se tenait, à Tunis, du 14 au 16 janvier, un colloque international sur «La jeunesse et l’avenir», à l’issue duquel une déclaration baptisée «Déclaration de Tunis pour un meilleur avenir des jeunes» a été adoptée.

La succession de ces deux événements à intervalle de temps très rapproché est d’abord en soi un symbole. Cela dénote la prise de conscience à l’échelle mondiale de l’acuité que revêt la question de l’avenir de l’humanité, des peuples et des nations et à travers elle celle de la jeunesse. Les nations se définissant, en effet, par leur jeunesse qui est, comme l’a souligné le Chef de l’Etat dans son discours d’ouverture dudit colloque international, «le rayonnement du présent et l’espoir du futur». De fait, de la vitalité de la jeunesse, les nations et les peuples puisent leur capacité de se développer et de se renouveler.

Ensuite, la Déclaration de Tunis mérite son nom à plus d’un titre. Le choix de la Tunisie pour la tenue d’une conférence internationale sur la jeunesse n’est nullement fortuit : «Carrefour de civilisations, terre de tolérance, d’authenticité et de modernité», saluée en ces termes par la Déclaration de Tunis, la Tunisie est sans doute aussi le pays où le capital humain, et en particulier les jeunes, est à la fois le vecteur, le catalyseur et la finalité du processus de développement. Par ailleurs, dans son esprit, la Déclaration de Tunis s’appuie et est foncièrement imprégnée de l’approche tunisienne en matière de promotion de la jeunesse.

La décision présidentielle portant institution de la périodicité des consultations de la jeunesse une fois tous les cinq ans, et d’en faire un mécanisme d’écoute des opinions des jeunes, de leurs préoccupations et de leurs aspirations afin de les prendre en considération dans l’élaboration des plans de développement, dénote une nouvelle fois la place de choix qu’occupent les jeunes en Tunisie. L’organisation cette année de la 4e consultation des jeunes sera, à cet égard, une nouvelle occasion d’affiner davantage les orientations futures.

En réaffirmant toute l’importance de la qualité de l’environnement dans lequel évoluent les jeunes, la Déclaration de Tunis reprend, pour ainsi dire, à son compte une constante majeure du modèle tunisien de développement. Un modèle qui consacre le principe de la complémentarité entre les dimensions sociale, économique et environnementale et où l’impératif de la performance économique n’a de sens que s’il est porté par une société équilibrée et que s’il génère une plus-value sociale.

L’étroite corrélation entre le social, l’économique et l’environnemental, telle que consacrée par l’approche tunisienne, traduit du reste le souci d’inscrire toute dynamique de développement dans une logique de pérennité et de long terme qui ne sacrifie guère l’avenir au présent et qui se garde d’hypothèquer l’avenir des générations montantes.

Autant de considérations que l’on retrouve au cœur de la Déclaration de Tunis et qui sont une autre preuve de la pertinence de la vision et des choix du Président Ben Ali aussi bien pour ce qui concerne les affaires nationales que pour ce qui a trait aux questions internationales.




Source: La Presse

Tags: a déclaration de Tunis pour un meilleur avenir des jeunes", tunis, jeunesse, déclaration, nations, développement, l’avenir, tunisie, tunisie

Posté le dimanche 17 janvier 2010 dans Editorial
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