Plus sûrs, moins frileux…

L’Espérance, le Club Africain, l'Etoile et le Club Sfaxien retrouveront les compétitions africaines cette semaine. Ce retour en cette période est-il opportun ? Nous avions vu avec quelles difficultés l’EST et le CA ont pu franchir la barrière des qualifications.



Nous avions assisté au fait à des prestations qui étaient loin de la valeur réelle des deux équipes et nous avions compris qu’il leur fallait plus d’assurance, plus de métier, moins de frilosité et beaucoup plus de dynamisme pour espérer aller plus loin, et surtout s’affirmer comme de véritables prétendants.

Pour le moment, et d’après ce que nous avions vu, nous sommes loin du compte. Nos équipes représentatives, il faut le reconnaître et ne pas se laisser bercer par les appréciations dithyrambiques, ont besoin d’un tout autre profil, d’un moule plus performant, d’une toute autre personnalité pour imposer cette prétention.

Les derniers résultats enregistrés, deux nuls, ne constituent pas des arguments plaidant en faveur de cette assurance qu’il faut absolument démontrer sur le terrain. Les équipes tunisiennes auront besoin de toutes leurs énergies pour forcer la décision donnant accès au tour suivant, tout en affirmant cette personnalité qui impose à l’adversaire et conditionne les comportements futurs.

En effet, le système d’élimination écartant les plus faibles, c’est devant des formations autrement mieux armées que nos représentants se retrouveront à la faveur de ce tour. C’est dire que l’on devrait s’armer de tous les moyens dont on dispose pour éviter les mauvaises surprises.

Une qualification se gagne dès le match aller. Une règle générale qui n’est pas de rigueur seulement chez nous, mais une règle absolue qui motivera aussi nos adversaires.

Dans l’état actuel des choses, l’Espérance Sportive de Tunis fait preuve de plus d’assurance, elle est leader de la compétition, et ne semble avoir besoin que d’une meilleure concentration psychologique sur son objectif.

Les Espérantistes disposent d’une équipe qui «tourne » mieux. Ses rouages inspirent confiance et elle a moins de problèmes d’effectif immédiatement utilisable.

En effet, il ne sert à rien d’avoir tel qu’on veut bien le dire un «banc» si les joueurs constituant les réserves sont hors de condition, ou ont du mal à remplir le rôle qu’on leur assigne.

C’est le problème aussi du Club Africain où, pour des raisons que l’on ne souhaite pas approfondir, l’équipe type, à la fin des deux tiers de la compétition, n’est pas encore arrêtée.

De toutes les manières l’engagement inter-africain aussi bien pour ces deux équipes que pour l’ESS et le CSS ne souffre pas les mauvaises donnes, de mauvais choix, car tout peut basculer d’un côté comme de l’autre et les équipes tunisiennes ont intérêt à ne pas se tromper d’objectif.

A la veille du tour précédent, les observateurs avaient conclu que ce ne sera pas difficile. La vérité du terrain avait prouvé que cela a été dur.

Ce sera encore plus dur pour la présente manche. Qu’on se le dise et qu’on agisse en conséquence !

Kamel GHATTAS

Source: La Presse

Tags: équipes, qu’on, avions, c’est, besoin, africain, d’une, tunisie

Posté le mardi 16 mars 2010 dans Sports
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