Irak : Le Sud à feu et à sang
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Le Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, a affirmé hier que les forces de sécurité combattraient "jusqu'au bout" les miliciens chiites insurgés à Basra, dans le Sud du pays, alors que des dizaines de milliers de manifestants réclamaient sa démission à Bagdad. Les partisans de l’imam chiite Moktada Sadr gardaient le contrôle de Basra, deuxième ville et principal centre pétrolier d’Irak, après une offensive de l’armée qui, en trois jours, a propagé les violences à travers le Sud et à Bagdad. Des saboteurs ont fait sauter l’un des deux principaux oléoducs du pays à proximité de Basra, réduisant d’un tiers les exportations de la ville portuaire, qui assure 80% des revenus de l’Etat. Le cours du brut américain a augmenté de plus d’un dollar le baril après l’explosion. L’incendie que celle-ci a provoqué a vite été maîtrisé et des responsables ont fait savoir que l’on s’employait à remettre le pipeline en état de marche. |
