CSHL — Le point à mi-parcours: Retrouver l’équilibre
Les Banlieusards ont des atouts, mais les carences au niveau de l’organisation sont des handicaps
A l’instar de beaucoup de nos clubs, les moyens financiers du CSHL sont assez limités et à l’heure où l’inflation sur le marché des transferts bat des records, il devient problématique de se renforcer. La gestion financière demande des qualités d’acrobate, voire de diplomate pour concilier les intérêts de tout un chacun. Dans ce contexte général, le club de la banlieue sud ne peut évidemment pas faire des folies au risque de menacer son équilibre général. Il n’empêche qu’au cours de l’intersaison, le club banlieusard qui sortait d’une saison difficile a fait appel à de nouveaux éléments. Malgré cet effort pour équilibrer l’effectif, le club banlieusard connaît une première phase assez difficile.
C’est d’ailleurs ce qui fait que sur le plan du jeu et des résultats, nous avons, maintes fois, constaté que certaines absences avaient un impact négatif sur la tenue de l’ensemble et le coach Habib Mejri l’a dit clairement, plus d’une fois. L’équilibre du CS Hammam-Lif sur le terrain dépend de quelques joueurs qui représentent son talon d’achille.
Les atouts
Ce sont les maillons forts de la chaîne. Dans ce contexte, Anis Ben Chouikha, la tête pensante, Jupiter, la percussion, ainsi que Rouatbi et Abdelli pour assurer les arrières, furent les rares satisfactions.
Ce sont les principaux atouts du club cette saison. En défense, un joueur comme Ikbel Rouatbi a démontré des qualités intrinsèques insoupçonnables qui en font un pilier incontournable. Ce garçon est physiquement très solide et énergique dans ses interventions sur les avants adverses. Il a le sens de l’anticipation et possède un excellent jeu de tête qu’il a su imposer grâce à un bon timing, même face à des attaquants bien plus grands que lui. Il représente en quelque sorte l’assurance tout risque des banlieusards.
La défense hammam-lifoise peut aussi compter sur l’apport de Tarek Abdelli qui est un élément appliqué et expérimenté. Sur le flanc gauche qu’il occupe, il parvient très souvent à faire respecter sa loi. D’ailleurs, chaque fois qu’il devait quitter ses camarades pour de légers bobos, car son coach sait qu’il doit l’épargner pour le préserver, l’équilibre défensif s’en trouvait quelque peu affecté.
Il est évident que dans ces conditions, les autres composantes de la défense banlieusardes ont encore des efforts à fournir pour permettre à ce secteur névralgique d’être plus performant, c’est-à-dire moins perméable. Les chiffres parlent d’eux-mêmes puisque avec 20 buts encaissés, l’arrière-garde du CSHL est l’une des deux plus faibles et doit désormais compter sur tout le monde.
Quant au milieu du terrain, il constitue une énigme car il est trop souvent dominé et obligé de subir. Composé d’éléments travailleurs certes, il a besoin de soigner sa relance pour déclencher les actions offensives sur de meilleures bases. Lorsqu’une équipe n’a pas les moyens techniques d’asseoir son jeu et donc de procéder à des attaques placées, il est évident qu’elle doit optimiser son jeu de contre. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui pousse le métronome de l’équipe, Anis Ben Chouikha, à décrocher derrière pour venir prendre le ballon et tenter de servir convenablement ses avants. Reste que cette manière d’opérer a souvent pour conséquence de permettre à l’adversaire de se replier. C’est là que le bât blesse. Le CSHL ne dispose pas actuellement d’un bon relayeur pour négocier rapidement ses manœuvres offensives.
Seconde rampe
Avec une bonne rampe de lancement comme seconde alternative à Ben Chouikha, de plus en plus surveillé, juste devant la défense, les banlieusards gagneraient en efficacité.
Lorsque l’on possède un joueur aussi puissant et véloce que Jupiter, il ne faut pas trop tergiverser en attendant que les défenses adverses ferment les issues. Plus il a de l’espace, plus l’avant hammam-lifois est dangereux et efficace. D’ailleurs, sa place à mi-parcours parmi les meilleurs réalisateurs du championnat n’est pas usurpée, ni fortuite car Jupiter a vraiment des qualités. Reste que l’efficacité offensive du CSHL est irrégulière, car ses autres compères de l’attaque et notamment Brinis font tout, se démènent, mais ne réalisent pas l’essentiel, c’est-à-dire marquer des buts. Il est clair que Habib Mejri va devoir mettre en confiance ses autres attaquants et même ses milieux de terrain pour contourner le marquage de leur fer de lance.
Ce que l’on doit se mettre dans la tête dans le camp hammam-lifois, c’est que l’équipe n’est pas moins armée que les autres qui font partie du même peloton, mais elle se doit à tout prix d’être plus appliquée, plus concentrée et plus régulière dans son rendement au cours d’une même rencontre. Désormais, les moments d’absence risquent de coûter cher et de peser lourd dans la balance.
Combien de buts ont été encaissés sur balles arrêtées? Il est clair qu’il va falloir revoir cette organisation et surtout trimer davantage. Il est donc impératif d’aborder cette seconde partie de championnat sur les chapeaux de roues pour ne pas tomber dans le piège des fins de saison mouvementées.
A.C.
Source: La Presse
Tags: c’est, hammam, défense, d’ailleurs, jupiter, banlieusards, seconde, chouikha, terrain, l’équilibre, atouts, d’une, tunisie
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